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Bodil Manz née en 1943

Vase à facettes en porcelaine, décoré de lignes horizontales à l'extérieur et verticales à l'intérieur
H: 7,8 cm Ø: 9,3 cm

Faceted porcelain vase, decorated with horizontal lines on the outside and vertical lines on the inside
H: 7.8 cm Ø: 9.3 cm

 

Bodil Manz (née au Danemark en 1943). Vase cylindrique en porcelaine coulée blanche (pièce unique). Transferts sérigraphiques de fines lignes noires horizontales à l’extérieur du cylindre, et verticales à l’intérieur. Signature de l’artiste au revers en lettres cursives noires. H: 7,8 cm x Diam. 9,3 cm.

 

J’apprécie beaucoup la céramique scandinave contemporaine, et particulièrement les créations de Bodil Manz, une céramiste internationalement reconnue pour sa virtuosité dans son utilisation  prédominante de la porcelaine ultra-fine et translucide. L’artiste a étudié dans les années 60 à l’Ecole des Arts Décoratifs de Copenhague, puis au Département Art de l’Université de Berkeley (USA). Elle conçoit des formes essentiellement cylindriques, ancrées dans une abstraction géométrique, aux décors par transferts sérigraphies audacieux, dans un style graphique minimaliste et optique. Tout comme Morandi abordait avec assiduité la nature morte ou Josef Albers le carré, l’engagement infini de Bodil Manz envers la ligne ou la géométrie part d’une volonté de rendre sublime ce qui pouvait au demeurant sembler banal. Selon ses propres mots, « se concentrer sur un seul objet tel qu'une sphère, un carré, un cylindre, une tasse, quelque chose de fondamentalement quotidien, semble en effet presque banal. Mais au cours du processus, nous pouvons en faire découvrir de nouveaux aspects, et soudain, l’ordinaire devient une nouvelle expérience. » Elle est incontestablement l’une des stars de la céramique contemporaine de ces trente dernières années, exposée internationalement, aux USA, en Europe comme en Asie. À 80 ans passés, l’artiste est désormais intégrée dans les plus grands musées. J’ai déjà eu plusieurs pièces de Bodil Manz à la vente, mais ce petit volume qui va conclure pour aujourd’hui cette Newsletter me semble particulièrement émouvant par sa simplicité, par son efficacité visuelle dans l’espace, rendue délicate par ce fin réseau de lignes noires (ou bleues nuit ?) qui se croisent par translucidité sur la paroi d’un cylindre aussi fine qu’une coquille d’œuf… C’est une merveilleuse pièce de vitrine, qui se révèle simultanément à l’endroit comme à l’envers. Simplement sublime !